
La Vie et les chefs-d'œuvre de J.M.W. Turner
By Eric ShanesLength8h 38m
About this audiobook
Joseph Mallord William Turner (Londres, 1775 – 1851)
A 15 ans, Turner exposait déjà une Vue de Lambeth. Il acquit très tôt la réputation d'un aquarelliste extrêmement habile. Disciple de Girtin et de Cozens, il montra par son choix et la façon de présenter ses thèmes une imagination pittoresque qui semblait le destiner à une brillante carrière d'illustrateur. Il voyagea, d'abord dans son pays natal et puis, à plusieurs occasions, en France, dans la vallée du Rhin, en Suisse et en Italie. Son intérêt commença toutefois à dépasser le cadre de l'illustration : l'idéal du paysage lyrique, dominant et inspirateur, se faisait jour, même dans des oeuvres où nous sommes tentés de ne voir rien d'autre qu'une imagination pittoresque. Son choix d'un unique maître du passé est éloquent, étudiant en profondeur toutes les toiles du Lorrain qu'il put trouver en Angleterre, les copiant et les imitant avec une extraordinaire perfection. Il ne se départit jamais de son culte pour le grand peintre. Il voulut que son Lever du soleil à travers la vapeur soit placé à la National Gallery aux côtés de deux chefs-d'oeuvre du Lorrain ; et c'est là que nous pouvons les y voir et juger du bien-fondé de ce fier et splendide hommage. Ce n'est qu'en 1819 que Turner se rendit en Italie, pour y retourner en 1829 et 1840. Sans aucun doute, Turner y ressentit des émotions et y trouva des sujets de rêverie qu'il transcrivit plus tard, dans les termes de son propre génie, en symphonies de lumière et de couleurs. La logique de la raison ne compte pas aux yeux de cette imagination nordique. Mais aucun Latin n'aurait possédé cette autre logique, monstrueuse à son goût, propre à l'Anglais consumé par un rêve solitaire et royal, indéfinissable et plein de merveilles, qui lui permettait d'abolir les frontières entre la vie (même la sienne) et les images qu'il créait.
Le rêve du Latin, qu'il soit vénitien ou français, est un rêve de bonheur, à la fois héroïque et humain. L'ardeur y est tempérée par la mélancolie, et l'ombre y lutte avec la lumière. La mélancolie, même sous la forme où elle apparaît dans la création énigmatique et profonde d'Albrecht Dürer, n'a pas sa place dans le monde féerique et changeant de Turner : quelle place aurait-elle dans un rêve cosmique ? L'humanité est absente, sauf peut-être sous la forme de personnages de théâtre que nous regardons à peine. Une peinture de Turner nous fascine, et pourtant nous ne pensons à rien de précis, rien d'humain ; seulement à des couleurs inoubliables et aux spectres qui hantent nos imaginations. En réalité, l'humanité ne l'inspire que lorsqu'elle est liée à l'idée de mort, mais d'une mort étrange, une dissolution lyrique – comme le finale d'un opéra.
Audiobook details
GenreOther
Length8 hrs 38 mins
Narrated byListen with 1,000+ voices
FormateBook with Audio
Publish dateMay 8, 2012
LanguageFrench
Table of contents
1Eric Shanes Eric Shanes
2J.M.W. Turner
3Eric Shanes
4© Parkstone Press International, New York, USA © Confidential Concepts, Worldwide, USA
5Preface
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6Préface
7LA VIE
8fausses. Au contraire, cette continuité démontre comment Turner poursuivit résolument son objectif
9La Vie
10est au cœur de sa pensée d’artiste :
11s’adresse à l’imagination de ce qui s’adresse uniquement à l’œil. »
12La Vie
13(1684-1721) de l’école française, en passant par Rembrandt (1606-1669), Cuyp (1620-1691), van
14La Vie
15e
16Jones RA (1786-1869) se souvenait de l’exposition de 1833 :
17des années 1830.
18l’idéalisme de toute son existence à une conclusion triomphale.
19imprègne toute chose.
20La Vie
21Les Chefs-D’œuvre de J.M.W. Turner
22e
23e
24Sa position habituelle sur l’air médian ;
25Fermente
26e
27Se morfondait en attendant sa libération, en vain. »
28A réduit à néant le labeur et le travail de l’homme. »
29Qui attire chaque objet plus près de notre vue. »
30S’abattaient sur la frontière italienne enneigée.
31Progresse en rouleaux impétueux, gagne en force à chaque étape
32S’étaient inclinés devant le conquérant insidieux ;
33Un bien mauvais présage. »
34L’argile de la plaine est jonchée d’une autre argile
35Cavalier et coursier, ami et ennemi, mêlés et confondus ! »
36« Quel chemin, Amanda, allons-nous suivre ?
37Ou de découvrir les clairières de la forêt ?
3820 x 31,9 cm, Indianapolis Museum of Art, Indiana, Indianapolis, U.S.A.
39mezzotinte et eau-forte, 1824, Tate Britain, Londres.
40e
41Eau-forte, 1824. Tate Britain, Londres, Royaume-Uni.
42J.M.W. Turner, Petworth Park, vers 1828-1830.
43(Collection de Lord Egremont), Petworth House, Royaume-Uni.
44e
45The British Museum, Londres, Royaume-Uni.
46Eau-forte. The British Museum, Londres, Royaume-Uni.
47Témoignent encore de cet outrage. »
48Même quand le soleil se couche. »
49siècle.
50Avant qu’il ne balaye vos ponts, jetez par dessus bord