
Length6h 29m
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Gustave Courbet (Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, Suisse, 1877). Ornans, sa ville natale, se situe près la ravissante vallée du Doubs, et c'est là que jeune garçon, et plus tard en tant qu'homme, il acquit l'amour du paysage. Il était par nature révolutionnaire, un homme né pour s'opposer à l'ordre existant et affirmer son indépendance ; il possédait la rage et la brutalité qui font le poids d'un révolutionnaire en art comme en politique. Et son esprit de révolte se manifesta dans ces deux directions.
Il s'installa à Paris pour étudier l'art. Toutefois, il ne se fixa pas à l'atelier d'un maître influent en particulier. Dans sa province natale déjà, il n'avait pas cherché à se former à la peinture, et préférait maintenant étudier les chefsd'oeuvre exposés au Louvre. Au début, ses oeuvres n'étaient pas assez caractéristiques pour susciter une quelconque opposition, et elles furent admises au Salon. Puis il produisit L'Enterrement à Ornans, qui fut violemment pris d'assaut par les ritiques : «Une mascarade de funérailles, six mètres de long, dans lesquels il y a plus motif à rire qu'à pleurer ». En réalité, la véritable offense des tableaux de Courbet était de représenter la chair et le sang vivants ; des hommes et des femmes tels qu'ils sont vraiment, et faisant vraiment ce qu'ils sont occupés à faire – non pas des hommes et des femmes dépourvus de personnalité et idéalisés, peints dans des positions destinées à décorer la toile. Il se défendit en disant qu'il peignait les choses telles qu'elles sont, et professa que la vérité vraie devait être le but de l'artiste. C'est ainsi que lors de l'Exposition universelle de 1855, il retira ses tableaux du site officiel et les exposa dans une cabane en bois, juste à côté de l'entrée, arborant l'intitulé en majuscules : «Courbet – Réaliste ».
Comme tout révolutionnaire, c'était un extrémiste. Il ignorait délibérément le fait que chaque artiste possède sa propre vision et sa propre expérience de la vérité de la nature ; et il choisit d'affirmer que l'art n'était qu'un moyen de représenter objectivement la nature, dénué d'intentions, et non une affaire de choix ou d'arrangement. Dans son mépris pour la beauté, il choisit souvent des sujets que l'on peut sans mal qualifier de laids. Il possédait néanmoins un sens de la beauté doublé d'une aptitude aux profondes émotions, qui transparaît tout particulièrement dans ses marines. Il se révéla être un peintre puissant, au geste ample et libre, utilisant des couleurs sombres en couche épaisse, et dessinant ses contours avec une fermeté qui rendait toutes ses représentations très réelles et mouvementées.
Audiobook details
GenreOther
Length6 hrs 29 mins
Narrated byListen with 1,000+ voices
FormateBook with Audio
Publish dateMay 8, 2012
LanguageFrench
Table of contents
1Gustave Courbet Gustave Courbet
2Sommaire
3II. La Gloire
4III. Le Déclin
5Liste des illustrations
Show all chaptersShow less
6I. Les Débuts
7Gustave Courbet
8Les Débuts
9Guittarrero. Ce portrait, malgré sa réelle valeur, est inférieur à celui
10Le tableau, faussement appelé Job, et qui n’est autre que le
11Toutes ces toiles témoignent d’un rude effort, qui s’enhardit de plus
12Gustave Courbet
13Cependant, son ardeur le fatigua assez vite, et il se décida à
14Les Débuts
15Nuit classique de Walpurgis, peinture provoquée par l’idée
16« Aux trois derniers Salons, M. Courbet est resté inaperçu. Est-ce
17Schaunard, de son vrai nom Alexandre Schanne, peintre en
18Les Débuts
19Gustave Courbet
20Les Débuts
21Gustave Courbet
22Quant à Champfleury, il emboucha la trompette épique : « Courbet
23Les Débuts
24Comme il le raconta à Champfleury, tous les Ornanais tenaient
25Les Débuts
26Par ailleurs, Courbet se plaignit de ne plus recevoir de nouvelles
27Un dessin, conservé aujourd’hui au musée de Besançon, montre la
28Gustave Courbet
29« exhibant 50 centimes de leur poche, de leur propre poche »
30Les Débuts
31Gustave Courbet
32Les Débuts
33Les Débuts
34Gustave Courbet
35Courbet mandé à la préfecture de police.
36Baigneuses, ça épouvante un peu, quoique, depuis vous, j’y ai
37Ainsi que l’avait prévu Champfleury, le scandale causé par Les
38Gustave Courbet
39— C’est une prolétaire !
40Les Débuts
41Gustave Courbet
42II. La Gloire
43En mai 1854, Courbet écrivit d’Ornans à son ami Alfred Bruyas
44Gustave Courbet
45Quoiqu’il parle beaucoup de série, il ne pense que par pensées
46Gustave Courbet
47La Gloire
48Gustave Courbet
49La Gloire
50« La comédie du réalisme m’irrite, parce que, au fond, ce n’est